Aligre FM - Blog Info

21 et 28 décembre 2011 : Ecoute ! Il y a un éléphant dans le jardin !

L’actualité culturelle des enfants en Ile-de-France

mercredi 21 décembre 2011

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Une émission préparée et présentée par Véronique Soulé, avec la complicité de Lionel Chenail (lecture).

Dorénavant, l’émission se resserre de 10 h 30 à 12 h, toujours en direct le mercredi matin sur les 93.1

Ecrire à l’émission.

Chanson pour enfants

Sylvestre, Dès, Waring et tous les autres , l’exposition sur la chanson d’auteur pour enfants, conçue par Françoise Tenier se tient à la bibliothèque de l’Heure Joyeuse (Paris, 5e) jusqu’au 4 février. Elle retrace, en images, un parcours riche et varié. Visite guidée et commentée par Françoise Tenier, ponctuée de nombreux extraits de CD. C’est en première heure.

Ecouter l’interview en cliquant sur le podcast de la première heure

Lecture

En toute fin d’émission, Lionel Chenail lit un extrait d’un roman de littérature générale sur le thème de l’enfance : Les trois lumières , Claire Keegan (Sabine Wiespeser), 2011)

Ecouter en cliquant sur le podcast de la deuxième heure

Nouveautés livres

Le Lavocochon , d’Arthur Geisert, Autrement, 2011. A partir de 4 ans.

C’est l’heure du bain pour tous les jeunes cochons du village. Et ils vont tous débarquer dans une incroyable machine à laver, actionnée par les parents, dont ils ressortiront propres comme des sous neufs. Le scénario tient en une ligne, mais l’intérêt est au-delà, bien sûr. Lire la suite. [1]

La rose ,de Ludmilla Petrouchevskaïa, mis en images par Claudia Palmarucci, Notari, 2011. Pour les plus grands

D’évidence La rose n’a pas été écrit pour les enfants, ce qui ne l’empêche pas de leur être tout autant destiné. Il aborde avec beaucoup de poésie la question de l’identité, du droit à la différence mais surtout le refus de la société à accepter cette différence. Lire suite  [2]

Perdu , d’Alice Brière-Haquet, gravures sur bois d’Olivier Philipponneau, Memo, 2011 - A partir de 1 an

Lundi, mardi, mercredi, sur le rythme des jours de la semaine, égrenés comme une petite comptine, ou une chanson traditionnelle, voici l’album Perdu , dans lequel bien sûr certains y reconnaitront les traces d’un conte bien connu. Lire la suite.  [3]

[1] Le Lavocochon , d’Arthur Geisert. Autrement.

C’est l’heure du bain pour tous les jeunes cochons du village. Et ils vont tous débarquer dans une incroyable machine à laver, actionnée par les parents, dont ils ressortiront propres comme des sous neufs. Le scénario tient en une ligne, mais l’intérêt est au-delà, bien sûr. Car comme à son habitude, dans ses images aux multiples détails savoureux, Arthur Geisert met en scène d’incroyables machines aux mécanismes ingénieux dont il a le secret, avec lesquels ses cochons se débrouillent avec dextérité. Pas un mot de texte, tant les images savent raconter seules, et dans lesquelles on farfouille pour débusquer tous les détails afin de n’en rater aucun. Comme toujours aussi, ses images semblent tracées en gravure, avec un trait marron rehaussé de couleurs aux tonalités sépia qui leur donnent élégance et un certain cachet. D’ailleurs la couverture toilée bleu ciel en renforce encore l’aspect précieux. Alors plongez avec ces cochons, ils vous attendent dans le grand bain.

[2] La rose ,de Ludmilla Petrouchevskaïa, mis en images par Claudia Palmarucci, Notari

Voici un petit livre surprenant. Surprenant par son récit tout autant que par ses illustrations sur papier bistre. Ludmilla Petrouchevskaïa écrit des romans et du théâtre en Russie depuis de nombreuses années. Longtemps censurée sous l’ère soviétique, elle connaît depuis un grand succès. D’évidence La rose n’a pas été écrit pour les enfants, ce qui ne l’empêche pas de leur être tout autant destiné. Il aborde avec beaucoup de poésie la question de l’identité, du droit à la différence mais surtout le refus de la société à accepter cette différence. Un livre sur l’exclusion. Un homme, tout à coup, se met à sentir la rose, il sent tellement fort que chacun se sent menacé dans son quotidien. Voilà l’ordre moral qui s’en mêle, à travers l’académie de botanique. Puisqu’il sent la rose, cet homme est une rose et doit vivre comme une rose ! On aura vite fait de le ranger dans la case appropriée, et lui s’adaptera. Racontée sur un ton sobre, qui laisse entendre la critique à demi-mot, mais tout en douceur, cette histoire, cette nouvelle plutôt, est illustrée aussi tout en douceur, dans des images étonnantes. Tracées au crayon, rehaussés au crayons de couleurs, dans une palette de couleurs restreinte, du beige au rouge sombre, ces illustrations alternent les très gros plans, en particulier sur les visages, et les mises en pages éclatées. Le grotesque et le ridicule de la situation alternent avec la tristesse et l’abattement de cet homme devant tant de sottises. Bourrées de références que je n’ai évidemment pas toutes repérées, les illustrations évoquent Matisse tout autant que Topor et s’inscrivent aussi dans le même univers que Joanna Concejo, une illustratrice qu’éditent également les éditions Notari. Certes, ce petit album n’est pas un livre jubilatoire, mais il s’en dégage une fragilité et un humanisme très touchants

[3] Perdu , d’Alice Brière-Haquet, gravures sur bois d’Olivier Philipponneau, Memo

« Quand lundi on m’a emmené pour me perdre dans la forêt, j’ai semé des fraise des bois. Il y en avait déjà des tas ! Pour retrouver mon chemin cela m’a pris jusqu’au lendemain. Quand mardi on m’a emmené pour me perdre dans la forêt… » Lundi, mardi, mercredi, sur le rythme des jours de la semaine, égrenés comme une petite comptine, ou une chanson traditionnelle, voici l’album Perdu , dans lequel bien sûr certains y reconnaitront les traces d’un conte bien connu. Les albums apparemment les plus simples ne sont pas les plus faciles à faire. Ici le texte d’Alice Brière Haquet joue avec les répétitions mais glisse juste le mot qu’il faut pour maintenir le suspense, et ajouter la petite pointe d’humour. Bien sûr c’est un livre pour les tout-petits, eux qui adorent ces jeux de répétition qui leur permettent de s’approprier la langue et ses sonorités.

Tout aussi minimalistes, mais pas du tout simplistes, les gravures sur bois d’Olivier Philiponneau se déclinent sur chaque page en seulement deux couleurs, le noir plus une autre, d’abord rouge, puis, orange, puis jaune, etc. pour se retrouver toutes ensemble sur la dernière page. Là encore, un code couleur simple pour les enfants, mais la composition de chaque page, le jeu sur l’espace, les légers et subtils décalages d’impression des couleurs sur le beau papier épais de l’album, tout cela en fait un livre de très belle facture.


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